PDLC : Product Delivery Life Cycle
Une idée peut sembler excellente sur le papier.
Mais entre cette idée et son arrivée entre les mains d'un utilisateur, il y a tout un parcours.
C'est ce parcours que décrit le Product Delivery Life Cycle (PDLC).
Le PDLC désigne l'ensemble des étapes permettant de transformer un besoin en un produit utilisable, puis de le faire évoluer dans le temps.
Les étapes du cycle
Il commence généralement par la discovery : comprendre un problème, identifier les utilisateurs concernés et vérifier qu'il mérite réellement d'être résolu.
Vient ensuite la définition du produit et de ses objectifs, puis le design, qui permet d'imaginer la solution et l'expérience proposée à l'utilisateur.
Le produit entre alors dans sa phase de delivery. La solution est construite, validée et préparée pour être mise à disposition. Puis vient le launch, moment où le produit quitte le monde des hypothèses pour rencontrer ses véritables utilisateurs.
Mais le cycle ne s'arrête pas là.
Une fois le produit lancé, il faut observer ce qui se passe réellement. Les métriques, les comportements utilisateurs et les retours permettent de mesurer les résultats obtenus et surtout de vérifier les hypothèses formulées au départ. C'est la phase de measure, qui permet ensuite de learn : tirer les enseignements de ce qui a été observé.
Ces enseignements alimentent alors une nouvelle phase de discovery, avec de nouveaux besoins, de nouvelles hypothèses et de nouvelles évolutions.

Le PDLC est donc moins une chaîne d'étapes qu'un cycle d'apprentissage continu.
Une notion à ne pas confondre avec le SDLC
Le PDLC ne doit pas être confondu avec le SDLC (Software Development Life Cycle), ou cycle de vie du développement logiciel.
Le SDLC se concentre sur les différentes étapes nécessaires à la conception, au développement, aux tests, au déploiement et à la maintenance d'un logiciel.
Le PDLC adopte quant à lui une perspective plus large : celle du produit dans son ensemble, depuis l'identification d'un besoin jusqu'à son utilisation réelle et aux enseignements qui permettront de le faire évoluer.
Les deux cycles sont donc complémentaires plutôt qu'opposés. Le SDLC s'inscrit naturellement dans le PDLC lorsqu'il s'agit de construire et de faire évoluer la solution logicielle.
Pour aller plus loin sur le Software Development Life Cycle, nous vous invitons à consulter notre article dédié au SDLC.

Le produit avant tout
L'intérêt du PDLC est de replacer la livraison logicielle dans une perspective plus large.
Un produit n'existe pas simplement parce qu'il a été développé et déployé. Il existe lorsqu'il répond à un besoin réel et apporte une valeur identifiable à ses utilisateurs.
Cela implique de faire travailler ensemble plusieurs disciplines : produit, design, métier, développement, qualité, opérations… et bien sûr les utilisateurs eux-mêmes.
Chaque livraison devient alors une occasion de confronter ce que l'on pensait savoir à ce que l'on observe réellement.
Prenons un exemple concret : Goblin, une extension Quarkus dédiée au chaos engineering.
L'idée de départ répondait à un besoin identifié : pouvoir tester la résilience d'une application Quarkus en provoquant volontairement des comportements dégradés, sans modifier le code applicatif. Depuis, l'extension évolue au fil de ses fonctionnalités, de sa documentation et des retours de ses utilisateurs.
Même un projet technique comme Goblin peut donc être considéré sous l'angle du PDLC : un besoin, une idée, une solution, des utilisateurs, des retours et de nouvelles évolutions.
Le PDLC décrit finalement une idée assez simple :
Un produit n'est jamais vraiment terminé. Il évolue avec les besoins, les usages et ce que l'on apprend de ses utilisateurs.
